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Diana Villegas, Alliance Manager chez Talan : « C’est en cultivant la diversité qu’on peut co-créer, innover »

En 2021, Diana Villegas a rejoint le groupe Talan en tant qu’Alliance Manager. Ayant habité et travaillé dans 5 pays, cette jeune américano-mexicaine, qui se définit comme « flexible, ouverte d’esprit et créative », est engagée pour la diversité et les droits des femmes.

Née au Mexique de parents mexicains, Diana Villegas a immigré aux États-Unis où elle a suivi la majeure partie de ses études. « Déjà toute petite, je baignais dans deux cultures. Je me suis vite rendue compte de l’importance de la communication pour comprendre et appréhender les différences de chacun », raconte cette Américano-Mexicaine. De là est apparu son choix d’orientation vers les métiers de la communication et sa forte sensibilité à la diversité sous toutes ses formes.  

Après des stages pour le gouvernement américain et dans une agence de marketing en Australie, elle se destine aux relations publiques – sa « première carrière ». A la faveur d’une bourse d’études, elle part à Besançon pour sa dernière année de fac.

Elle y apprend le français et tombe amoureuse de la culture européenne. C’est décidé, elle veut y rester ! Elle travaille durant quatre ans dans les relations publiques au sein d’une compagnie de jeux vidéo en Allemagne. L’occasion, selon elle, de « compléter son parcours à l'international » et de «comprendre qu’il existe différentes manières de travailler, de communiquer et de penser».

De retour en France, elle intègre le service relations publiques internationales d’une entreprise spécialiste de l’IoT (objets connectés). C’est alors qu’elle saisit l’opportunité d’étudier à Sciences Po, où elle décroche un Master en stratégie d’entreprise

Étant la première de ma famille à entreprendre des études supérieures, décrocher un Master était un rêve pour moi.

 

La diversité comme moteur 

Toujours en France et après deux années passées au sein d’une société de conseil, Diana rejoint Talan en 2021 en tant qu’Alliance Manager, notamment pour développer le partenariat du groupe avec Salesforce. Au quotidien, elle s’appuie sur les tendances de marché et la stratégie de ses partenaires, cible et met en relation les bons interlocuteurs, monte des stratégies sur des comptes, identifie des opportunités business.

Elle évoque la liberté d’action, l’écoute et la bienveillance dont elle bénéficie au sein du groupe.

Si on a une idée, Talan nous laisse l’explorer. Évidemment, c'est toujours plus facile de grandir, de réussir dans un tel environnement.

 

Et pour Diana, cet environnement repose en partie sur un pilier : la diversité. Age, sexe, nationalité, culture, façon de penser… Selon la jeune Talan, une entreprise puise sa force dans « la diversité au sens large ».  

D’ailleurs, dès son arrivée, elle a été agréablement surprise de rejoindre une équipe « super internationale » et mixte – « un bon exemple de parité ». Appréciant l’esprit d’entraide et la forte cohésion au sein de l’équipe, elle s’est « tout de suite sentie bien intégrée ».  

Se remémorant des expériences passées, elle précise ne pas s’être sentie « à l’aise dans des environnements où la discrimination positive est critiquée car ces personnes ne semblent pas voir la valeur d’une culture différente ». 

La diversité est une richesse ! Elle nous apporte des points de vue différents, stimule la créativité et est source d’une émulation très positive au sein des équipes. C’est en cultivant la diversité qu’on peut co-créer des solutions, innover.

 

Puiser sa force et s’affirmer grâce au mentorat 

Au début de sa carrière, Diana n’avait aucun rôle modèle féminin autour d’elle issu de l’industrie pour « poser des questions » et recevoir des conseils. Jusqu’au jour où elle a la chance de rencontrer, lors d’un salon de jeux vidéo à Los Angeles, celle qui deviendra son mentor : Funda Yakin.

Ayant beaucoup en commun avec cette Allemande née de parents turcs, elle construit son plan de carrière à ses côtés, en se posant les bonnes questions et en trouvant les moyens d’acquérir les compétences qu’elle vise. L’avantage d’être accompagnée par une femme avec un background similaire ? La liberté de pouvoir « vraiment parler avec elle et lui faire comprendre [s]es problématiques spécifiques ». « J’ai essayé avec des mentors hommes et, même si je leur suis très reconnaissante pour leur aide, c’était moins évident », ajoute-t-elle. Diana recommande aux femmes d’« essayer de faire appel à des femmes mentors haut placées (quand c’est possible) dans leur domaine et disponibles pour les aider ».

Mais Diana déplore encore le manque de « femmes haut placées dans l’IT et le conseil ». « Comme il n’y a pas beaucoup de dirigeantes dans ce milieu, c'est difficile en tant que femme d'avoir accès à ces outils et ces informations », explique-t-elle. Dès qu’elle le pourra, elle souhaite proposer à son tour du mentorat à des personnes principalement issues d’autres cultures, « de la même manière que Fonda [l]’a aidée. ».

D’ici là, elle conseille aux femmes de rester fidèles à elles-mêmes. «On nous dit souvent de prendre notre place, mais cela ne veut pas dire agir d’une manière plus masculine», souligne-t-elle. « On peut avoir tendance à cacher sa vraie personnalité et devenir quelqu'un qu’on n’est pas ». Elle raconte avoir elle-même « essayé en début de carrière de masquer [s]a partie féminine ou ce qui est considéré comme tel, par exemple [s]a manière de [s]'exprimer ». Même si l’authenticité peut être « difficile, surtout au début », « à la fin ça paye », assure Diana.

Par ailleurs, cette féministe tendance hyperactive est engagée pour les droits des femmes (notamment dans l’industrie de la mode). Diana se mobilise en tant que social media ambassador au sein de l’ONG Remake our World et publie très régulièrement des contenus sur les réseaux pour sensibiliser son audience sur ces sujets. Son ambition : aider d’autres personnes à prendre conscience de la notion de « sustainability », qui lui tient à cœur. « C'est très important de parler de la diversité et pas seulement des femmes. Les gens, le climat, le handicap... Pour moi, tout est lié. Pour pouvoir aider les gens, il faut parler des systèmes », insiste-t-elle.